jeudi 20 février 2014

The Paradise : une pépite britannique

Et de trois ! The Paradise est la 3ème série que j’ai terminé pour le challenge séries addict 2014, il n’y avait que 16 épisodes mais chacun dure 1h alors c’était quand même pas mal de temps ! C’est une belle série historique inspirée du roman de Zola : Au bonheur des dames.

L’histoire : La jeune Denise Lovett de Peebles arrive dans une grande ville du Nord de l’Angleterre afin de travailler, son oncle ne pouvant l’employer, elle se rend au magasin d’en face « The Paradise » où elle est embauchée au rayon femme tenu par Miss Audrey.  Le quotidien et les histoires personnelles des employés et dirigeants sont au centre de la série.

Un sujet basique superbement traité
S’intéresser aux histoires de cœur d’un groupe de collègues, c’est du déjà-vu, c’est vrai et il est facile de tomber dans le classique et le culcul (coucou Grey’s anatomy !). The Paradise passe au-dessus de cela et les anglais nous offre un petit bijou à la sauce historique où les costumes et décors sont tellement beaux que l’on passe outre les histoires d’amour qui pourraient facilement ennuyer si il n’y avait pas tout ça à côté.
Ainsi, j’ai réussi à m’attacher à l’héroïne et à l’homme avec lequel on veut qu’elle soit : Moray, le patron du magasin. L’alchimie entre Denise et Moray est telle que l’on veut qu’ils soient ensembles mais pas trop vite car le bel homme est destiné à Katherine Glendenning, la fille du banquier de Moray et que ça va compliquer l’histoire ! Le fait que cela se passe dans la deuxième moitié du 19ème siècle rend cette histoire vraiment crédible.

Une galerie de personnages attachants
Aucun personnage de la série m’insupporte ou m’agace même, c’est quelque chose d’assez rare pour être noté, je trouve de l’intérêt à chacun d’eux !
A commencer par Denise qui apporte la fraîcheur de sa jeunesse au Paradise et bouscule le quotidien du rayon femme en osant émettre des idées, ce qui ne plaît pas à Miss Audrey, ni à Clara qui voit en Denise une menace qui pourrait s’interposer dans l’histoire qu’elle s’imagine avec Moray.
Ce dernier est un homme ambitieux qui veut  étendre le Paradise à toute la rue, il a perdu sa femme 3 ans auparavant et, à cause de cela, a du mal à aimer à nouveau, au détriment de Katherine Glendenning qui rêve de l’épouser et fait tout pour qu’il l’aime.
Muray est assisté de Dudley, un ami d’enfance et de Jonas, un homme mystérieux qui passe son temps à observer le petit monde du Paradise et note tout ce qu’il voit dans un carnet.
Toutes ces personnes ont des failles, ainsi Miss Audrey refuse d’aimer car elle sait qu’elle perdrait son emploi, Clara a un secret lourd à garder, Pauline se trouve moins jolie que les autres et tente d’attirer l’attention de Sam, le petit Arthur voudrait en savoir plus sur sa naissance etc.
Dans la saison 2, de nouveaux personnages font leur apparition et si vous avez peur des spoilers, ne passez pas la souris sur la partie à venir.
Un an a passé depuis la fin de la saison 1 et Moray est à Paris. Katherine s’est marié à Tom Weston, un homme rude et secret, il a une fille Flora que Katherine a pris d’affection et traite comme sa propre enfant.
Au Paradise, Pauline n’est plus là (Pourquoi ? On ne le sait pas) et Susy a pris sa place, je la trouve moins intéressante mais bon, ils avaient surement leurs raisons.  Et puis, il y a Myrtle, la cuisinière que l’on veut cacher des clients car elle est très « naturelle », loin d’être raffinée.
Les personnalités sont multiples dans la série est c’est quelque chose de très appréciable, personne n’est laissé de côté et sert à quelque chose, la psychologie des personnages est vraiment bien développée.

Des acteurs inconnus pour une série réussie.
Niveau casting, il n’y a pas de grosse tête d’affiche, les acteurs ont déjà obtenu des petits rôles dans d’autres séries mais de façon générale, leur noms ne sont pas connus du grand public (mais peut-être d’un public plus averti aux séries anglaises :  Emun Elliott (Moray) a ainsi joué dans Game Of Thrones, Matthew McNulty (Dudley) était dans une dizaine d’épisode de Misfits UK, Elaine Cassidy (Katherine) avait tout de même le rôle principal de la série Harper’s Island.
Résultat : je trouve que les acteurs sont parfaits dans leur rôle et on se prend rapidement à l’histoire, c’est une vraie réussite selon moi, bien loin des séries historiques auxquelles nous sommes habituées où le sexe et la violence sont omniprésents.

Mais évidemment, tout cela est trop beau et la série vient d'être annulée par BBC One, il n'y aura d''autre pas de saisons 3... Tristesse!


Une série mignonne, historique, pas trop culcul, sans sexe à gogo, c’est possible et c’est The Paradise !