jeudi 27 février 2014

Undeclared, après le lycée, Judd Apatow s’attaque à la fac

Dans le cadre du Challenge Séries Addict 2014, je vous avais déjà parlé de Freaks andGeeks, série d’Apatow avec une pléiade d’acteurs connus. Pour continuer sur ma lancée, j’ai décidé de regarder l’unique saison de sa seconde série : Undeclared (Les années campus en France)

Le pitch : Steven Karp découvre les joies et les malheurs de l’université aux côtés de Lloyd, Marshall, Ron, Lizzie et Rachel (coucou le pitch niveau Wikipédia…)

Apatow (re)joue sur les différences de caractère
Avec cette série, on retrouve le schéma classique des personnalités différentes qui se mixent pour faire un groupe uni : le beau gosse anglais, le jeune puceau tout maigre, le marginal, le garçon cool mais enrobé, la fille trop jolie et celle trop amoureuse depuis des années.
Plusieurs allusions sont faites aux groupes Freaks et Geeks (Gens cools et loosers) car c’est définitivement un thème qu’Apatow aime aborder : l’opposition entre ces deux « catégories » de gens, on peut le retrouver également dans ses films : En cloque, mode d’emploi en tête (mais cela s’applique aussi pour 40 ans, toujours puceau par exemple). Cela lui réussit plutôt bien d’ailleurs mais cette fois-ci, j’avoue que l’ensemble ne m’a pas plu plus que cela.

Un format sitcom … sans la dose d’humour suffisante
Avec le format 20/25 min, on s’attend à une série comique sauf que malgré quelques gags, je n’ai pas été ébloui et les éclats de rire n’étaient pas au rendez-vous.
Encore pour comparer, je préférais Freaks and Geeks qui mixait parfaitement humour et drama. Ici, le drama est inexistant ou trop superficiel et l’humour n’est pas suffisamment exploité.
C’est une autre des caractéristiques (et du charme ?) d’Apatow : faire ou produire des séries inclassables, voire perturbante, comme c’est le cas pour Girls. 
Le casting n’est pas en cause
Si il y a bien une chose que ce cher Judd sait faire, c’est de choisir ses acteurs. On retrouve une fois de plus son chouchou : Seth Rogen, dans un rôle plus effacé que ses camarades ; mais également Jay Baruchel en tête d’affiche (héros avec Rogen et Franco de This Is The End). Les deux autres garçons sont joués par Charlie Humman (Son of Anarchy, Pacific Rim) parfait dans le rôle du bellâtre anglais et Timm Sharp (Six Feet Under) ; ils sont, comme les autres, très convaincaints).
Côté fille, on retrouve Carla Gallo dans le rôle de Lizzie (qui fait craquer Steven), aujourd’hui, elle est plus connue pour le rôle de l’agaçante Daisy dans Bones, compagne de Sweets (lui-même interprêté par John Francis Daley, ex geeks !). Sa colocataire est jouée par Monica Keena que l’on avait découvert dans le rôle d’une peste dans Dawson (elle finissait mal d’ailleurs). Ici son personnage est plus sympathique et convaincant.
Du côté des guests, on est servi avec d’ex Freaks and Geeks : Samm Levine, Martin Starr, Busy Philipps et Jason Segel (dans le rôle d’Eric, le petit ami complétement dingue de Lizzie), mais également avec des humoristes reconnus : Will Ferrell dans un rôle extra et Adam Sandler dans son propre rôle mais cela m’a moins convaincu ! 

En résumé, tous les acteurs sont bons dans leur rôle mais c’est l’ensemble que je trouve mal exploité, cela n’a pas réussi à me convaincre du côté culte de la série (contrairement à Freaks and Geeks). Cela dit, cela reste un divertissement passable et rapide à regarder si l’on veut compléter la filmographie d’Apatow.
Réunion Freaks and Geeks / Undeclared 2011