dimanche 27 avril 2014

Sherlock Holmes

Ola, aujourd'hui, je n'écris que l'introduction car je laisse la place à Johan pour un article sur l'une de ses obsessions télévisuelles : Sherlock Holmes ! Je le remercie de m'avoir demander à écrire sur le blog car comme vous vous en êtes peut-être rendu compte, je suis peu active ces dernières semaines et puis je trouve, en toute objectivité qu'il s'en sort plutôt très bien ! (Camille)


Depuis sa première adaptation à l’écran seulement quelques années après l’invention du cinéma par les frères Lumières l’œuvre de Conan Doyle a été adapté en film plus de 160 fois, en série plus d’une dizaine de fois et en plus d’une trentaine de téléfilms.

Je vais parler dans cet article des adaptations les plus récentes du plus célèbre des détectives, les deux films Sherlock Holmes (2009) et Sherlock Holmes : Jeu d’ombre (2011), Sherlock (2010) et Elementary (2012) (mais pas de la série Russe de 2013 ou du film Hongrois de 2012…).

Les films : Sherlock Holmes 2009, Sherlock Holmes : Jeu d’ombre 2011.

Les films réalisés par Guy Ritchie, posent un cadre assez classique : l’intrigue se déroule principalement à Londres à la fin du 19ème siècle. Sherlock Holmes y est interprété par Robert Downey Jr. le Dr Watson par Jude Law.
Dans ces deux films Robert D. Jr. ne parvient pas pour moi à incarner la personnalité très britannique de Sherlock Holmes, certains des traits de caractère du détective sont là, mais…ça ne marche pas. Quant à Jude Law, il fait un John Watson convenable… mais pas extraordinaire : il reste trop dans le rôle de faire valoir et d’assistant ce qui n’a pas grand-chose d’intéressant finalement. De plus là où les nouvelles de Conan Doyle sont orientées sur la recherche d’indices et la déduction, la subtilité et le suspense, les films de Guy Ritchie sont très américains : ils sont prévisibles, ne laissant que peu de place à l’enquête, mettant l’accent sur les effets spéciaux spectaculaire, les scènes d’action et les moments comiques… trop peut être !

Sherlock 2010-201…

Cette mini série britannique produite par la BBC en saison de 3 épisodes de 90 minutes avec dans les rôles de Sherlock et de John Watson, Benedict Cumberbatch et Martin Freeman transpose les personnages de Conan Doyle dans le monde moderne.

Les personnages sont plutôt fidèles à ceux décrit dans les nouvelles, les scénarios bien que ne reprenant pas les histoires fidèlement y font de multiples clins d’œil astucieux. La transposition dans le monde moderne apporte de nombreuses possibilités scénaristique : les smartphones permettent la géo localisation et l’accès à la plupart des informations instantanément. Cette transposition aurait pu apporter le risque que la série finisse par ressembler à n’importe quelle autre série policière, mais les créateurs ont réussi à conserver la touche Sherlock Holmes qui fait la différence : excentrique, égoïste,  presque sans émotions, malicieux, curieux… Ce Sherlock Holmes très British fait l’unanimité des critiques et il est difficile d’aller contre. Porté par deux comédiens dont la carrière à décollé depuis, la série présente un véritable duo, et pas seulement un formidable détective et son assistant un peu perdu. Un reproche ? Trois épisodes par an ça fait peu et on en voudrait plus !

Elementary 2012 – 201…

Série américaine créée par Robert Doherty adopte le format classique de 24 épisodes de 42 minutes, Jonny Lee Miller et Lucy Liu  interprètent Sherlock Holmes et Dr Watson.

Ici aussi l’œuvre est transposée, dans le New York contemporain. Sherlock y est un ancien consultant pour Scotland Yard, son addiction à l’héroïne l’ayant amené à suivre une cure de désintoxication aux Etat Unis. Là bas il rencontre le Dr Joan Watson chirurgienne ayant arrêté d’opérer pour devenir assistante de sobriété. Avec l’aide de sa nouvelle assistante Sherlock Holmes reprend son activité de détective consultant auprès de la police new yorkaise cette fois ci. Et oui dans la série John devient Joan, ce choix étonnant et risqué, apporte de la nouveauté et une touche de féminité au rôle de Watson. Mais en fin de compte la série reprend une partie des traits de l’œuvre de Conan Doyle, ce que le grand public en connait principalement, tout en les remaniant, et brode autour à la façon de n’importe quelle autre série policière américaine afin de boucler 24 épisodes par saison et donc connait des moments de creux quand on sort de l’intrigue principale de la saison…



En conclusion je dirais que les films de Guy Ritchie et Elementary sont des adaptations divertissantes, mais la série de la BBC est au-dessus. Enfin rien ne peux surpasser les nouvelles originales de Conan Doyle que je vous encourage vraiment à lire !

Johan