mercredi 1 octobre 2014

Stories we tell : dans l'intimité de la famille Polley

A 35 ans, Sarah Polley a déjà réalisé 3 films plutôt confidentiels : Loin d'elle en 2007, Take This Waltz en 2011 et Stories We Tell en 2012. C'est de ce dernier que je vais vous parler, j'ai eu la chance de recevoir le dvd sorti le 20 mai 2013 chez Zylo grace à CineTraffic (oui oui j'ai été gâtée en Dvds) et je suis troublée mais contente d'avoir vu ce film!

Le pitch : Sarah Polley est réalisatrice, elle est la dernière de sa fratrie et sa mère est décédée alors qu'elle avait 12 ans, elle décide alors de faire un documentaire sur l'histoire de sa maman, Diane, actrice reconnue décédée très jeune des suites d'un cancer. En découvrant l'histoire de sa mère, elle découvre l'histoire de sa vie.


Un format troublant 
Ce film est sous format documentaire, c'est-à-dire que c'est un mélange d'archives familiales, d'interviews de son père, de ses frères, ses sœurs, ex-collègues de sa mère etc., et de la lecture du récit de son père. 
Sauf qu'on comprend assez vite que tout cela est écrit, que les archives ne sont pas réelles mais retournées (enfin pour certaines, je pense qu'elles sont authentiques). Cela donne un film très troublant car il est difficile de distinguer la vrai du faux (et je ne sais toujours pas ce qui l'est) mais cela ne m'a pourtant pas gêné car c'est vraiment très très bien réalisé! 

Comprendre le passé pour vivre le futur
Ayant peu connu sa mère, on sent qu'il était nécessaire pour Sarah Polley de faire ce film afin de comprendre qui était cette mère. Spoiler : En effet, après le décès de Diane Polley, ses frères et sœurs ont commencé à blaguer sur sa non-ressemblance avec son père et on peut comprendre que ce genre de blague, quand elle est répétée peut faire cogiter n'importe qui. C'est pourquoi elle décide de partir à la rencontre de sa famille et des amis de sa mère pour découvrir la vérité sur cette famille. 

J'ai beaucoup aimé la façon dont Polley a fait intervenir ses proches, en particulier son père très touchant dans le rôle de cet homme aimant mais pas assez démonstratif, même si il ne s'agit pas d'un rôle puisqu'il raconte son histoire en fait, il est sincère et c'est beau à voir et à entendre! 
La démarche m'a fait penser à un film français que je n'avais en revanche pas du tout aimé pour son côté dramatisant : Pardonnez-moi de Maïwenn; Stories we tell est tout l'inverse de ça, c'est pas du tout pour faire pleurer dans les chaumières, bien au contraire! 

Je conseille donc grandement ce docu-film familial parfaitement réalisé.

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